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Buriyan, société de masque, Aire culturelle Adja Tado

CLASSIFICATIONS
Patrimoine Immatériel
N/A
Rites et Pratiques Sociales
Architecture mixte
STATUT INSCRIPTION
Pas d'informations sur l'inscription sur liste indicative nationale.
Non inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Non défini.
DESCRIPTION

Buriyan. Ambra houn.

NoImage2
Adja-Tado,Yoruba-Nago
Atlantique-Littoral,Mono-Couffo,Oueme-Plateau
Ouidah, Porto Novo, Grand Popo, Cotonou, Agoué.
Les principaux groupes socioculturels concernés sont les Agouda mais aussi les Fon, Mina, Goun, Nago.
La pratique s'effectue dans les langues Agouda, Fon, Mina, Goun, Nago.

 

Le Buriyan est un masque de réjouissance qui fait ses sorties lors des cérémonies telles que les naissances, les événements liés au cycle de la vie mais surtout lors de Senhor Bomfim (célébration, voir rubrique "élément immatériels liés"). Il est originaire du Brésil et particulièrement de Bahia. L'arrivée de ce masque a été accompagnée de nombreux savoirs-faire architecturaux mais aussi d'art culinaire témoin d'un transport culturel réussi. La sortie du Buriyan est précédée de prières avec un spectacle permis à la population. A Ouidah, il se déroulait au quartier Maro; le quartier de regroupements des Agoudas (esclaves et descendant des esclaves affranchis de retour du Brésil ). Ce masque se trouve dans toutes les régions où se sont installés les afro-brésiliens le long de la côte ouest africaine. Au Bénin, outre Ouidah, il se trouve à Porto Novo, Grand Popo et Cotonou.

Les esclaves affranchis de retour du Brésil et surtout de Bahia, étaient revenus au Bénin avec des coutumes, un mode de vie et des habitudes acquis lors de leur séjour sur la terre d'adoption, auxquelles ils étaient sérieusement attachés. Portugalisés, brésiliennisés et surtout "bahianisés", ils constituaient une communauté bourgeoise très imposante par leur air parfois très austère. Ils avaient maintenu dans le golfe du Bénin leur dévotion au Senhor de Bomfim, qui s'’accompagnait de danse et de fêtes (carnaval et festival).

Le Buriyan est aussi désigné par le nom de "Bumba meu boi". Il est un divertissement à l'occasion de la fête de Senhor Bomfim. Cette célébration à lieu à différentes dates selon les contrées. A Porto-Novo par exemple, cela se déroulait à l’'Epiphanie à l'origine. Mais elle s'est plutôt stabilisé au troisième dimanche après celui-ci. C’est un jour qui correspond à la commémoration de Senhor Bomfim qui est une fête qui occupe une grande place dans la ville de Bahia. Sa célébration est précédée d'une messe et suivie d'un pique-nique au cours duquel la plupart des plats dégustés sont des plats afro-brésiliens.

Le pic de la célébration est la sortie des déguisements Buriyan la veille de la fête elle-même; c'est l'occasion idéale de le voir danser et faire des acrobaties sur des rythmes "Samba" et "Bamba". Au cours de cette sortie nocturne, diverses figures apparaissaient : le Buriyan (personne masquée), le bœuf (Oboi), l'autruche, le cheval et font des démonstrations. Le cheval amuse la foule par ses cavalcades. De nombreux instruments de musique sont joués, l'orchestre est accompagné de battements de mains au rythme de la samba. Les membres de la société chantent de vieux airs portugais et de vieilles chansons ramenées du Brésil. Ces coutumes persistent encore à Ouidah, Porto-Novo, Cotonou, Agoué où tous les ans la fête du Bomfim célébrée dans une bonne ambiance. Le début du spectacle commence par la sortie des Ambra qui organisent la foule et la fin est marquée par la sortie de papayi(à définir) et mami wata (voir rubrique "éléments immatériels". Chaque masque connait son rythme et la musique qui lui est propre et qui annonce sa sortie. Les Léwis (famille agouda de Ouidah) disent qu'ils sont les premiers à avoir ramené le masque sur les côtes béninoises et les de Souza prétendent que c'est le masque de leurs ancêtres.Tout cela confirme les origines afro brésiliennes du Buriyan.


 

Importé du Brésil avec le retour des esclaves affranchis, le Buriyan atteint les côtes africaines au 18ème siècle mais il se développe vers le 19ème siècle. A Ouidah il sortait chez les Lewis, chez les de Souza dans le quartier de Maro avant d'être adopté individuellement par les autres familles Agouda, lors des fêtes de réjouissances ou de "senhor Bomfim". Le rythme qui l'accompagne est appelé "Palma" (voir rubrique "éléments immatériels lies" et serait venu de Bahia.

"Les fabriquants de tambours, de gon et autres
-les couturiers
-les organisateurs de cérémonie
-les danseurs"
Conditions d'accès: Sans âge mais résérvé aux hommes. Les femmes qui y ont accès sont exclusivement accéptées dans la partie rythme et chants.Ce sont les agoudas d'abord puis plus tard, les autres communautés. Assister au spectacle est libre pour les non agoudas mais se fait sous conditions de don d'une dote pour le couvent. Un rituel ressemblant beaucoup à une initiaton donne accès à la pratique.
Grades, secrets cultuels: Le masque de Buriyan n'est pas un masque sacré. Il existe des secrets qui ne sont plus liés au port de costume et à la personne qui le porte; c'est plus dans le but de faire participer le foule. Cependant certains aspects ne sont pas livrés à tout le monde donc peuvent être considérés par certains comme étant des secrets du masque.
VIABILITE
Non défini.
Menaces sur la pratique: C'est le manque d'argent pour organiser plus régulièrement la sortie du masque et l'absence de volonté politique quant à l'organisation de festivals.
Pas de mesures de sauvegardes connues.

Pas de projets liés connus.

Les résultats disponibles sont les résultats du travail du projet "Patrimoine Bénin" (environ 500 éléments dans tout le Bénin), du projet PaCTE (environ 750 éléments dans le département de l'Ouémé) et de bénévoles (50 fiches cuisine, danses, ...). Le contenu n'est donc pas exhaustif:  Suggérez, nous rajouterons! (envoyez-nous un message, lien "Contact").

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