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Mami wata, croyances et divinités, Aires Culturelles Adja-tado, Yoruba-nago

CLASSIFICATIONS
Patrimoine Immatériel
N/A
Connaissances de la Nature et Croyances
Architecture mixte
STATUT INSCRIPTION
Pas d'informations sur l'inscription sur liste indicative nationale.
Non inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Non défini.
DESCRIPTION

mami wata ou simplement mami ; yemandja

NoImage2
Adja-Tado,Yoruba-Nago
Atlantique-Littoral,Mono-Couffo,Oueme-Plateau,Zou-Collines
Sud du Bénin.
Mina ; Xwla ; Guin, Goun, Mahi, Yoruba, Nago.
La pratique s'effectue dans la langue des communautés concernées.

 

Mami wata est la divinité (déesse) mère des eaux. Elle est crainte par les pêcheurs. Elle symbolise aussi bien la mer nourricière que l'océan destructeur. Mami wata est aussi appelée Yémanja dans la tradition du Vodoun brésilien dans laquelle un culte spécial lui est consacré. Mami Wata serait une divinité d'origine Evé, dont le culte est très présent sur la côte atlantique du Togo mais également au Nigéria, au Cameroun ou encore au Congo-Brazzaville.

Mamiwata symbolise la puissance suprême. Elle est souvent représentée en peinture où elle figure sous les traits d'une sirène ou d'une belle jeune femme brandissant des serpents. C'est une divinité bienfaitrice qui apporte bonheur, satisfaction et richesse à tous ses adeptes. Pour Pierre Verger, Yémanja dont le nom dérive de ''Yéyé omo eja'', ''la mère dont les enfants sont des poissons'', est l'Orisha des Egba (nation yoruba établie autrefois entre Ifè et Ibadan où existe encore la rivière Yémanja). Les guerres entre nations Yoruba obligèrent les Egba à émigrer au début du XIX siécle vers l'ouest et se fixer à Abéokuta. Ils ne purent évidemment pas emporter la rivière avec eux, mais transportèrent les objets sacrés, supports de l'''asè'' de la divinité de la rivière Ogoun. Celle-ci, qui coule en cet endroit, devint sa nouvelle demeure. Cette rivière Ogoun ne doit pas ête confondue avec Ogoun, le dieu du fer et des forgerons.

Le temple principal de Yémanja est à Ibara, un quartier d'Abéokuta. Les fidèles de cette divinité vont chercher tous les ans de l'eau sacrée pour laver les ''Asè'', support de sa puissance, non pas à la rivière Ogun, mais à la source de l'un de ses affluents, la rivière Lakasa. Cette eau recueillie dans les jarres est transportée en procession, accompagnée par des porteuses de sculpture en bois et des joueurs de tambour.A son retour, le cortège salue les notables du quartier en commençant par Olubara, le roi d'Ibara.

Yémanja serait la fille d'Olookun, déesse (à Ifè) ou dieu de la mer. D'après une légende, on la dit 'mariée une première fois à Orounmila, maître de la divination, puis avec Olofin, le roi d'Ifè. Elle engendra dix fils aux activités diverses. Leurs noms énigmatiques semblent être ceux d'Orisha; deux d'entre eux sont facilement identifiables : ''Osumarè- ègo béjirin fonna diwo'' et ''Arira gagaga ti i béjirin tumo eji'' dont les noms signifient l'arc-en-ciel qui se déplace avec la pluie et garde le feu dans ses points'', et ''le tonnerre qui se déplace avec la pluie et révèle ses secrets''; ils repésentent respectivement Oshoumaré et Shango. Lassée de son séjour à Ifè, Yémanja s'enfuit vers l'ouest. Olokoun lui avait remis autrefois par mesure de précaution, une bouteuille contenant une préparation, avec la recommandation de la briser sur le sol en cas d'extrême danger. Yémanja alla donc s'installer au '' soir de la terre'' (l'ouest). Olofin-Odudua, le roi d'Ifè lança ses armées à la poursuite de Yémanja et déchaîna ainsi une guerre. Yémanja assiégée, plutôt que de se laisser prendre pour être ramenée à Ifè, brisa la bouteille donnée par sa mère, une rivière se créa aussitôt et l'emporta vers l'océan, lieu de résidence de Olokoun.


 

Elle serait apparue au XVIeme siècle sur les bords du fleuve Niger (sous la forme d'une nymphe) et règnerait d’une main de maître sur les eaux. Mami wata n'est pas une adaptation de l'anglais comme on le croit parfois. Dans la langue mina qui est parlée au Sud du Togo et une partie du sud du Benin, « Amuiê » veut dire serrer « Ata » veut dire la/les jambes. Après les rituels dédiés à la déesse des eaux pour la fécondité de la femme et dont la principale demeure est l'Océan, le maître (Hougan) ou la maîtresse (Mambo) de cérémonie lui demande de répéter : «Mamui Ata» ce qui veut dire : « je serre les jambes » afin de garder pendant un moment ce que la Déesse a ensemencé. Avec le temps, on nomma la déesse « Amuia Ata » et avec les déformations phonétiques successives le nom « Mamui Ata » serait devenu « Mami Wata ». A l’origine, Mamiwata serait la déesse de l’eau douce et elle serait devenu la déesse de la mer avec l’arrivé de la « traite des noires ». C’est durant ces pénibles traversées vers le Brésil ou Haïti que Mamiwata aurait joué un rôle bien maigre de consolatrice, le dernier refuge spirituel… C’est depuis cette époque qu’on lui attribue de diriger les âmes perdues en mer vers le rivage africain.

Mami hounnon ;
"Les fabriquants de tambours, de gon et autres
-les couturiers
-les organisateurs de cérémonie
-les danseurs"
appartenir à la lignée ou au clan, toutefois certaines personnes y vont de leur propre initiative pour être des Mamissi ou pour avoir des services de la divinité.
réservés aux initiés.
Mode de transmission: Initiation

Pratiques coutumières: Cérémonie de «Agbanblabla», prières et offrandes à la mer.

ELEMENTS MATERIELS ET IMMATERIELS ASSOCIES
Vêtements blancs, parfumés et bien poudrés (poudre de couleur blanche), des chaînes ou amulettes autour des bras ou des pieds.
VIABILITE
Non défini.
Pas de mesures de sauvegardes connues.

Pas de projets liés connus.

BIBLIOGRAPHIE
Pierre Fatumbi VERGER
PERSONNES RESSOURCES
Les résultats disponibles sont les résultats du travail du projet "Patrimoine Bénin" (environ 500 éléments dans tout le Bénin), du projet PaCTE (environ 750 éléments dans le département de l'Ouémé) et de bénévoles (50 fiches cuisine, danses, ...). Le contenu n'est donc pas exhaustif:  Suggérez, nous rajouterons! (envoyez-nous un message, lien "Contact").

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